- Phone Touch


Constitue un texte fantastique, qui s'adresse aux amateurs de téléphones portables, diaboliques ou non ...

Phone touch

 

La nouvelle prof d'anglais est une immense rouquine, à lunettes scrutatrices. Une nana moche comme un pou, qui roule ses yeux, lorsqu'elle est en colère. Ridicule. Avec des cheveux qui rebiquent, de petites cornes lamentables. Elle ne doit pas gaspiller son salaire chez le meilleur des coiffeurs... Un peu inquiétante, aussi. Elle nous fout la frousse, à prévoir sans répit échec, redoublement, changement d'orientation...
Afin de nous mettre en condition, comme elle dit, elle nous a fait étudier une "short-story", de Matheson.
Richard, né en 1926, USA.
Elle nous prend pour des navets ou quoi ? On lit ces informations en haut de sa photocopie, après le titre, Button, button, et l'autre niaise nous interroge aussitôt :

"De quelle nationalité est l'auteur ?"

Si elle nous considère encore comme des sixièmes... ce n'est pas la peine d'être passés au lycée !

Subtile... :

"What's his name ?"


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Cette femme, - Miss Ghost, c'est son nom, même pas un surnom qu'on lui aurait infligé - , n'était pas là l'an dernier. Je me demande où ils ont trouvé ce débris ! Il paraît qu'ils ont eu du mal à recruter, parce que le lycée est excentré. Une question de réputation ? En tous les cas, nul ne veut venir, en cette extrémité de bout de l'académie.

Elle tient absolument à ce que l'on dise "Miss", et pas "M'dame", ou "Mademoiselle", cette bécasse...

Une vieille fille : personne n'en a voulu, avec son sale air ? Eh, Marguerite...
Moi, en plus, l'école, je ne peux pas dire que j'aime vraiment beaucoup. Les parents y tiennent. Il faut au moins le bac, pour réussir dans la vie, qu'ils radotent. Éternellement, depuis mon entrée à la maternelle, ils me le rabâchent...
Donc malgré moi je continue.
Et comble, je remets ça. À cause des langues, surtout : ils n'ont pas daigné me laisser passer.


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Première séance, elle nous lit le texte.

L'on n'a nulle béquille sous les yeux. Juste les oreilles, et l'imagination...
Avec son accent chewing-gum, et la vitesse avec laquelle elle mange les syllabes, je ne capte rien.

Sa langue fourche sans arrêt...
Elle gagnerait à revoir sa pédagogie.

Sa prononciation...
Je crois que personne, dans la classe, ni Jessica, la mère-je-sais-tout en math et en français, ni Édouard, lui c'est plutôt en sciences éco, physique, S. V. T. et géographie, qu'il se fait mousser, eh bien même eux, pour sûr, ils n'ont rien pigé.
Peut-être qu'il n'y a rien à comprendre... ?
La Miss s'obstine, pas question pour elle de relâcher, de nous laisser tranquilles, avec son anecdote à la noix !
La voilà qui arrive, la fois suivante, "Bonjour, hello..." Elle traîne un sac fourre-tout. Cramoisi. Débordant. Ventripotent. Contenant une photocopie pour chacun d'entre nous.

La fameuse, avec le nom, la date et le reste.

Si l'on n'a pas bien saisi, - tympans bouchés par le cérumen -, éventuellement, là, en lisant, ce sera mieux ?
Quand je pense aux heures occupées par ces satanés paragraphes !

Le délire.

La prof n'a pas peur de nous lasser, au moins ! Ressassant, répétant, en triturant ses lobes recouvert d'horribles boucles pointues, en métal glacial, et en tapant des pieds, histoire de nous convaincre d'admirer sa sublime paire d'élégantes chaussures Méphisto ! Afin de ne pas se faire écraser sur les trottoirs, la nuit... ? Pas du tout branchées, avec leur bout fendu, de cuir incandescent. Assorti à l'ensemble.


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Si j'oublie tout de mes études, me restera immanquablement cette nullité de nouvelle, étudiée en début de Seconde.

Infernal ! - , tous les détails, elle nous a fait voir...
À chaque étape, un commentaire.
Et vas-y que je t'explique la situation, et reviens-y que je te cherche les mots...

Exégèse par-ci, analyse par-là...

En outre, son finale, débile : elle nous apprend que c'est le propre du fantastique, cette hésitation, entre une explication raisonnable, logique, et une interprétation plus effroyable, irrationnelle... La cohabitation des deux, sans que le narrateur, ni l'auteur, ne tranche.

Alors le lecteur, tu parles...

Origine rationnelle, cause surnaturelle...
Belzébuth ou imposture ?

Magie ou hasard pur et simple ?

 

Si elle croit nous passionner, avec ses salades !


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Je papillonne, aussi transparent que possible, au fond de la classe, pendant qu'elle définit tout son bazar.

Je suis concentré sur mon téléphone, j'essaie d'envoyer un texto à Samira, discrètement. Hélas, la prof a probablement un troisième oeil : elle s'avance subitement, et paf !, elle me rafle mon jouet.

Narquoise : "Could you repeat ?"
La Miss Ghost s'entête, elle me balance :

"- Could you repeat, please ?"

Pas envie de me marrer, à cet instant-là, parce que la gonzesse, quand elle te fixe avec ses yeux noirs, tu as l'impression qu'elle veut t'envoûter...

Donc me voilà mal à l'aise, à inspecter mes baskets.
Silence.
La prof insiste. Je la sens nerveuse.

Elle remodèle sa phrase, toute alambiquée, compliquée, et d'un jet de salive, sans respiration :

- Romuald... repeat, now, please... !

Je l'étranglerais, tellement elle m'énerve. Évidemment, je n'ai rien capté de sa pseudo-définition, - je n'ai pas écouté - , et sa question, là, super dure, pour moi, c'est de l'hébreu. Mâtiné de japonais...


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Ce n'est qu'au bout de trois semaines de cours que je finis par piger un peu...

Surtout grâce à Angélique, la brunette, avec des tresses, et des fossettes. Pendant la récréation, un matin, elle me dit quand je lui demande si le samedi elle viendra à la boum, chez Fred : "Je te le dirai demain, mais bon sang, en english, j'ai peur pour toi, tellement t'énerves la prof ! T'as pas l'air d'avoir bien compris...

- Je ne sais même pas de quoi il cause, son texte...

- Si tu veux, cet après-midi, j'ai le temps : tu passes à la maison, je t'expliquerai... "
Je ne vais pas rater pareille occasion ! J'enfile mes baskets, mon tee-shirt "Heaven and Hell", supermode, avec une tête de mort et des ailes de démon, et je fonce sur ma bécane, en pédalant comme un beau diable, jusqu'à son appart.

" - Ah, quand j'aurai une mobylette, ce sera le progrès, oui, le nec plus ultra... du mec le plus extra !", je me répète.

Rap d'enfer !
Le mieux : ses vieux ne sont pas là.

On est tranquilles...
Elle viendra à la fiesta. Pas celle de samedi, chez Fred, - des obligations familiales incontournables... -, mais la mienne, pour mes seize ans, le mois prochain. Je lui sers un sourire de derrière les fagots. Pas piqué des vers. Le vrai drague-enjôleur... Don Juan superstar...

Je ne suis pas mal, comme tombeur, dans le fond !


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Pour arriver à mes fins, tout l'après-midi je l'écoute patiemment me débiter ses salades. Manifestement, elle est contente que j'aie enfin décodé le sujet de la nouvelle, ce que c'est que le fantastique, - explication rationnelle, surnaturelle, sans que l'on puisse nettement se prononcer -, et moi je l'imagine déjà dans mes bras, lors des langoureux slows à venir...

Dans vingt-huit jours...
Le compte à rebours vient de commencer...
Sa short-story, la prof, elle peut se la coller aux fesses.

Un représentant un peu étrange dépose chez des gens ordinaires une boîte, avec un dôme de verre, protégé par une clef, et un bouton. Si l'on appuie dessus, clac, quelque part, dans le monde, crève un quidam, que l'on ne connaît même pas.

En contrepartie... c'est 50 000 dollars, qui te seront fournis...

Le pied, non ?
Le couple à qui l'on propose ce sympathique marché se chamaille : monsieur, - moral - , résiste... Pas question de devenir un assassin !

Madame est moins exceptionnelle, d'ailleurs elle porte ce prénom, "Norma" : elle craque comme n'importe qui, non ? Parfaitement capable de signer le pacte...

Puisque la personne qui va mourir, on ne la verra pas, on n'assistera pas à son agonie, pourquoi s'en soucier ?
Le happy end est franchement risible : la douce épouse se laisse tenter, bascule, malgré les réticences de son cher et tendre...

Abominables frissons.

Elle frémit.

Le vague remords est vite oublié...
Au même instant, sans qu'elle l'apprenne tout de suite, périt, dans le métro, souterrain... accidentellement (?), son mari...
Simple coïncidence ou conséquence de son geste ?
Machination diabolique ?
Curieux, le mécanisme !

Elle a vérifié. Il est totalement vide... Inoffensif ?
Bizarre, bizarre...
La veuve, en tous les cas, se souvient brusquement de l'assurance-vie... contractée par son chéri-chéri : doublée en cas d'accident.

La prime est justement de 25 000 dollars !


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La chute se limite à un échange, renversant, entre la bonne femme et le représentant.
Il l'appelle, apparemment digne. Elle est furieuse :

"- Vous m'aviez dit que ce serait quelqu'un que je ne connaissais pas !", elle lui balance dans la tronche, lui reprochant de l'avoir trompée sur la marchandise.

Le contrat lui semble suspect, véreux !
Et lui, froidement...

Malicieux.

"Étiez-vous sûre de bien connaître votre mari, très chère madame ?"
La feinte !

Nulle, cette histoire, et pas crédible pour deux sous...


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Moi, quand on en reparle avec la prof, j'ai mon grain de sel à glisser : je trouve que la meuf, lorsqu'elle a pressé, à la fin, elle est bête de trembler, d'avoir des sueurs froides.

Elle n'a qu'à se réjouir...

50 000 billets verts, ce n'est certes pas beaucoup, - faut ce qu'il faut -, néanmoins mieux que rien...

Elle n'a pas eu tort, tant pis si c'est son mari qui du coup est mort. Elle en trouvera un autre. Les hommes libres ne manquent pas ! Au moins elle est riche, désormais, et... :

" - N'importe qui aurait fait ça, non ?"
Elle me regarde, de son iris inflexible, son oeil inquisiteur...

" - Ah oui, tu penses cela, toi ?"
Un silence.
" - Il te paraît normal...", - raclement de gorge, dans la touffeur de la salle -, "... d'oser peser sur un détonateur pour mettre à mort un être vivant... ?"
- Oh... mettre à mort..."
Un temps, interminable.

La classe retient son souffle, observant notre échange, comme s'il s'agissait d'un duel.
" - Sans hésiter..." , elle dégaine, grinçante. "Sous prétexte que tu ne connais pas la victime en question... cela ne te ferait rien ?"

Je hausse les épaules. "Pffffftttt...."
Boffffffffff...

Moi, si j'avais la chance de tomber sur une boîte, pareille à celle-là... le poussoir, je m'arc-bouterais même plusieurs fois dessus, je ne me contenterais pas de ne remporter qu'une seule mise ! Avec la mobylette, le permis voiture, la caisse turbo dont j'ai besoin, une guitare électrique semblable à celle de Damian, mon pote, ou une batterie, et puis tout le reste, mes désirs à combler foisonnent...

Pour dépenser, je ne suis pas nain !

Pas le dernier, non !
D'ailleurs, moi, je ne compte pas me marier : je n'ai pas le risque de tuer qui que ce soit à qui je tienne...


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La prof sourit, de ses dents carnassières... un peu agressive : "Tu le ferais ?"
Elle recule jusqu'à son sac de cuir sombre, usé. Vraie peau de chagrin... Et là, Clarimonde éclate de rire.
Sardonique.
Elle lève le doigt, la prof l'interroge, et elle dit, de sa voix stridente, en un english impeccable, "Miss Ghost, vous allez faire jaillir votre propre machine, avec un dôme de verre, un bouton, ensuite Romuald va négligemment l'effleurer ?"

Toute la classe se marre...
Enfin... ceux qui suivent !
Il ne doit pas y avoir une seule faute de syntaxe, car la prof la félicite. Illico : "Very good... "
" Good idea..." elle ajoute même.

Ricanante.
De sa volumineuse gibecière, dans laquelle elle engouffre brutalement ses ongles rouge hémoglobine..., elle extirpe mon portable, avec sa coque inimitable.

Elle ne me l'avait pas rendu, depuis l'autre day...
"Tiens !", qu'elle me jette.
Elle l'avait abusivement confisqué, l'ordure : j'ai beau avoir cherché à me plaindre à la Vie Scolaire, les surveillants m'ont répondu que je n'avais qu'à bien me tenir, pendant les cours...

Quant à mes parents, j'ai tout fait pour qu'ils ne s'aperçoivent pas que je ne l'avais plus.
La prof me tend d'un geste sacrément grave mon téléphone, et sombre, elle me dit, en anglais, voilé, or je ne sais pas pourquoi, moi qui suis nul en langues étrangères, je comprends absolument tout, soudain, je mémorise sans problème :

"Tiens, je te le rends. "
Un intervalle, infini.
" Il te suffira de transmettre un unique monosyllabe, sur le 666... "
"Tape "Death", et le deal sera ok..."


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Je ris, - à bon entendeur, salut ! -, et réponds en américain pur jus : " Le même contrat ? Tarif identique ? "

Je vais jusqu'à revendiquer, hargneux :

" - Moi aussi, j'encaisserai alors 50 000 dollars ?"
C'est idiot.

Nous, c'est en euros qu'on paye ! Cependant, tant qu'à empocher du fric, peu importe de quelle couleur est la monnaie.

Et puis c'est pour rire, juste... Une plaisanterie, rien de plus...
" - Le double. "
Elle a un drôle de rictus.
Méprisante.
"- Eh oui, tout augmente... !", elle susurre, sarcastique.
" - Et je ne connaîtrai pas la victime ?", je murmure, mal à l'aise, curieusement... Extrêmement compétent pour la traduction simultanée, dans la langue d'Edgar Allan Poe, de Stephen King...

De Matheson.
Irréprochable, même.

En thème, en version, à l'endroit, à l'envers !
" - Parfaitement."
C'est le chauffage, sans doute : je suis comme d'habitude placé au fond de la salle, à côté du radiateur écaillé. Or là, un vrai ruisseau se met à couler dans mon dos, le long de la colonne vertébrale.

Les mains moites.
Évidemment, ce ne sont que des mots, une sale farce...

Rien qui vaille...


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Blanche Sérapion fait un malaise, juste à ce moment-là.
La leçon en est un peu perturbée.

Heureusement !
Il faut l'emmener à l'infirmerie, - comptez pas sur moi ! -, tout le monde s'agite autour d'elle, à essayer de lui donner de l'air frais...

Après, c'est l'alerte incendie, - naturellement, il pleut à gros bouillons ! -, bref : on se tasse, tous, en rang de poireaux, dans la cour, jusqu'à la récréation...
Elle raillait, la saleté de prof.

J'ai senti ses doigts, glacés comme la peau d'un reptile, lorsqu'elle m'a restitué en me frôlant l'objet tant convoité... et moi je contemple l'écran de mon téléphone, il m'a terriblement manqué, ces jours-ci.

En plus la batterie est à plat, depuis le temps, il faut que je la recharge...
Je me moque de la Ghost...


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Téléphone éteint, j'appuie sur les lettres fatidiques.


D.

E.

A.

T.

H.


Pour rire, - 6 6 6 -, je lance le message...

Tu parles, si elle croit à ses délires, la vieille !


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La craquante Angélique Séraphin n'est finalement pas là. C'est la boum de mon anniversaire.

Néanmoins il y a mieux.

Une nouvelle.
Biondetta.
D'incroyables cheveux souples. Des serpents merveilleux. Elle danse avec une légèreté remarquable. De jolies taches de rousseur sur le bout du nez. Ses lèvres, très sensuelles, m'attirent. Quand je la vois croquer une Golden, en mâchouiller avec délectation le morceau pulpeux, tout en riant, dans la direction d'Abdel, je manque défaillir de jalousie. Poings serrés !
Je complote pour chasser ce minable rival, m'approche en catimini, manigance côté sono, hop, une série de slows.

Ouf !
On sort ensemble.
Ô volupté... Elle est douce !

Canon...
Soudain elle me suggère que l'on pourrait faire plus, - puisqu'affinités - , et elle me fixe un rendez-vous, vendredi prochain, dans un quartier éloigné.

Mon oreille frémit.

Comme je me lamente à propos de la distance, afin de la rejoindre, - c'est au diable vauvert ! -, elle me répond, souriante : "Pas de lézard !"

Elle peut me vendre la Vespa de son frère, si je veux... Elle m'offrira le casque intégral, tagué, tatoué de ses initiales ; à l'oeil !

Je soupçonne bien qu'il l'a volée, les rumeurs vont vite..., cependant elle est puissante, le modèle de mes rêves, et vraiment top, carénée sport !
Le problème, - pas un scoop ! -, c'est que je n'ai pas le premier centime d'euro...


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C'est là que je me suis souvenu de la scène du téléphone.

J'ai craché par terre : "Oh la la... La demeurée ! Cette stupide prof, ça n'a même pas marché, sa promesse ! Quelle gourde..."
En plus, on m'avait immédiatement fauché mon portable. La guigne. Je n'ai pas pu répéter l'opération 666, après l'avoir rechargé... Pas eu le temps : purée ! L'adresse des pickpockets... !


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C'est en rentrant, le soir, à la maison, que j'apprends la sinistre nouvelle : mon adorable chien, Proverbe, auquel je tenais énormément, s'est fait écraser, un matin, quelques quatre semaines plus tôt, et je n'en suis toujours pas remis... J'ai pleuré, mordu mes poings, à l'époque, et encore ces jours-ci, je ne m'habitue pas à cette disparition, moi qui me montre dur comme le granit, en public.
Cristal fissuré, explosé de haut en bas...
Je sais déjà que jamais je ne m'accoutumerai à cette perte.

Mon seul ami, mon confident.
À lui je disais tout.
Le jour où j'ai su que je redoublais, c'est contre son mufle chaud que j'ai pleurniché, comme un bébé, et lorsque dans la rue les filles me remballaient, en me disant, parfois, agressives, "Tu veux ma photo ?", - drague pas si au point que ce que je voulais... - , je lui racontais mes succès futurs.

Si j'avais pu imaginer ma rencontre avec Biondetta...
Intelligent, mon chien : il secouait la tête, jappait, frétillait de la queue.
Je suis sûr qu'il comprenait, lui au moins...


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Le chauffard a mis tout ce temps avant de me retrouver.
Collier personnalisé avec amour.

Par moi, le propriétaire de l'animal...
C'est un touriste complètement toqué.

Cinglé.
Frappé givré !
Riche, assurément.
Il vient de déposer, pour moi, une épaisse enveloppe.
En bons dollars.
Satanitas. Satanitatem... Je n'ai pas besoin de compter les billets, pour déterminer exactement combien il y a.